Diarrhée du voyageur (Tourista) |
La diarrhée du voyageur est la pathologie la plus fréquente chez les voyageurs de pays industrialisés se rendant dans une région tropicale :
50 % d’entre eux présenteront au moins un épisode de diarrhée. Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs, dont la destination, la durée, le type
du séjour et l’âge (les jeunes enfants et les adultes de 15-30 ans ont le taux d’attaque le plus élevé).
La diarrhée du voyageur peut survenir soudainement et est très incommodante dans un contexte de voyage et où les déplacements sont nécessaires.
La transmission s’effectue par l’intermédiaire d’eau et d’aliments contaminés. La première mesure de prévention est de prendre garde au
choix des boissons, de l’eau et de la nourriture. Le lavage des mains est aussi très important. Le vaccin contre la diarrhée du voyageur est efficace contre la
bactérie E.coli, celle-ci étant responsable de la plupart des diarrhées abondantes et importantes.
|
| |
| |
Encéphalite japonaise |
L’encéphalite japonaise est une maladie
présente presque partout en Asie frappant 50 000 personnes par
année.
L’encéphalite japonaise est une infection transmise par un
moustique. Lors de la piqûre, le moustique transmet à l’humain
un virus. Ce virus peut causer des frissons, des maux de tête,
de la fièvre et de la confusion. Lorsque le virus se rend au
cerveau, il y a 25% de probabilités d’en mourir. Pour les
survivants, plus de la moitié vont demeurer avec des séquelles
neurologiques permanentes.
Il n’existe présentement aucun traitement contre cette maladie.
La vaccination est indiquée pour toute personne voyageant dans les pays à
risque ;
1. prévoyant coucher plus d’un mois en milieu rural durant la
période de transmission ;
2. susceptible de séjourner plus d’un mois en région rurale dans
un ou plusieurs pays à risque ;
3. séjournant moins d’un mois dans des régions où sévit une
épidémie et qui veut s’adonner à des activités extérieures l'exposant de façon importante. |
 |
| |
| |
Fièvre jaune |
La fièvre jaune est une maladie transmise
par une piqûre de moustique. Les symptômes de la maladie sont de
la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Par la suite, peut apparaître des saignements digestifs, de la jaunisse,
des hémorragies et des problèmes cardiaques. Le taux de
mortalité de la fièvre jaune est de 20 à 30%.
Il n’existe aucun traitement contre la maladie, d’où
l’importance de la prévention. Il s’agit principalement de la
prévention des piqûres d’insectes et de la vaccination. Le
vaccin est très efficace pour contrer la maladie. Plusieurs pays
exigent une confirmation de vaccination comme condition d’entrée
au pays.
La FJ est endémique dans les régions tropicales de l’Afrique
subsaharienne équatoriale, au Panama, en Amérique centrale et
dans la zone tropicale de l’Amérique du Sud.
|
 |
| |
| |
Hépatite A |
L’hépatite A est une maladie causée par
un virus qui s’attaque au foie. Elle provoque de la fièvre, des
douleurs musculaires, des douleurs abdominales et une jaunisse ;
signes qui démontrent que le foie ne fonctionne pas bien.
Elle se transmet par des aliments ou de l’eau contaminés et peut
se transmettre d’une personne à l’autre. Les symptômes de la
maladie peuvent durer jusqu'à 12 mois et il n’existe aucun
traitement, d’où l’importance de la prévention, incluant la
vaccination.
Près de 50% des cas d’hépatite A au Québec sont acquis par des
voyageurs, et beaucoup de ceux-ci séjournaient dans des hôtels
haut de gamme.
L’hépatite A est présente principalement dans les pays tropicaux
et les pays en voies de développement.
|
 |
| |
| |
Hépatite B |
L’hépatite B est une maladie grave qui se
transmet par contact avec du sang ou autre liquide biologique
contaminé. Elle s’attaque au foie. En vacances, on peut
contracter l’hépatite B de nombreuses façons ; accidents,
administration de premiers soins, manucure, tatouage, traitement
dentaire, contacts sexuels non protégés, etc.
L’hépatite B se manifeste par l’apparition de fièvre, de maux de
tête, de douleurs musculaires, de vomissements et de jaunisse.
Environ 10% des personnes infectées deviendront porteurs
chroniques, c’est-à-dire qu’ils porteront le virus à vie et
pourront le transmettre.
Il n’existe aucun traitement contre l’hépatite B, d’où
l’importance de la prévention, entre autre de la vaccination,
qui est très efficace.
|
 |
| |
| |
Méningite |
La méningite est une infection des
membranes entourant le cerveau. Les symptômes principaux sont de
la fièvre, des maux de tête, des vomissements et une raideur au
niveau de la nuque.
Les infections invasives à méningocoques surviennent de façon
sporadique dans le monde entier. L’incidence est cependant
beaucoup plus élevée dans certaines régions d’Afrique.
Entre 50 % et 60 % des cas surviennent chez les enfants âgés de
3 mois à 5 ans, mais on dénombre également des cas chez les
adolescents et les jeunes adultes âgés de moins de 25-30 ans.
Malheureusement et malgré des soins médicaux appropriés, le taux
de mortalité atteint 10 %.
|
 |
| |
| |
Rage |
La rage est une infection virale qui se
transmet par contact avec la salive d’animaux infectés. La
maladie s’attaque au cerveau et est 100% mortelle chez l’homme.
La rage est plutôt rare ici au Québec mais est plus fréquente
dans les pays où il y a un contact étroit entre l’homme et les
animaux, comme en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Les
enfants sont les plus à risque pour contracter la rage, puisqu’ils
sont portés à toucher aux animaux errants.
Une fois les symptômes débutés, il n’existe aucun traitement.
Par contre, il y a un vaccin qui peut vous protéger contre la
rage. Suite à un contact à risque (morsure), il est impératif
d’avoir une évaluation médicale dans les plus brefs délais.
|
 |
| |
| |
Typhoïde |
La typhoïde est une maladie causée par
une bactérie, la Salmonella typhi. Elle entraîne souvent une grave
maladie qui se caractérise par de fortes fièvres, des maux de
tête et des douleurs généralisées. La bactérie est généralement
transmise par des aliments qui ont été contaminés par les selles
ou l’urine de personnes atteintes de la maladie ou porteurs
de la bactérie. Cette infection est très répandue à travers le
monde, en particulier dans les pays en voie de développement. Le
taux de mortalité se situe à environ 16 % chez les cas non
traités. Le risque maximal semble être associé à l’exposition à
des aliments et à l’eau dans des milieux non contrôlés (ex.
: marchés publics, étals de vente dans la rue, restaurants privés
et familles). Dans certaines régions, même des visites
relativement courtes chez des amis et des parents peuvent
exposer les voyageurs canadiens à un risque important de fièvre
typhoïde.
Le traitement consiste à prendre des antibiotiques mais la bactérie
devient de plus en plus résistante et difficile à traiter, d’où
l’importance de la prévention et de la vaccination. Peu importe
les conditions de séjour, l’immunisation contre la typhoïde ne
remplace pas les précautions à prendre dans le choix et la
manipulation de l’eau et des aliments.
|
 |
|
|
|